Contre l'austérité

Pour une alternative à l'austérité, soutien à nos camarades grecs qui vont revoter le 17 juin. Pour prévenir aussi que la même potion , donnera le même résultat! A bon entendeur salut!

Contre l'austérité


Le vote utile

Le vote utile



Et maintenant!

Et maintenant!

Et maintenant!


2012 un début!

2012 un début!



le changement!

le changement!

le changement!


La Gauche

La Gauche



Orthographe

Il se peut que dans ce blog, il y ait des fautes d'orthographes!!!! je m'en excuse mais........

Orthographe


Inscription à la newsletter

15 octobre 2011 : le monde bascule dans l’indignation


Le réveil sonne. Et il sonne fort. Après les rives de la Méditerranée, le monde entier se lève. Chose inédite dans l’histoire de l’humanité, des citoyennes et citoyens de 82 pays se sont donné-e-s rendez-vous le même jour pour en finir avec l’escroquerie des marchés et la soumission aux doctrines libérales. Les peuples se réveillent. Les belles personnes risquent désormais de cauchemarder.



15 octobre 2011 : le monde bascule dans l’indignation
500 000 à Madrid, 100 000 à Rome, 60 000 à Barcelone, 50 000 à Lisbonne, 20 000 à Porto, 5.000 à Francfort, devant le siège de la Banque centrale européenne, un peu plus à Bruxelles, et tant d’autres à New-York, Londres, Sarajevo, Saint-Pierre, à Buenos Aires, en Australie, au Japon, ou ici à Paris. Les marchés financiers et les gouvernements alignés ont semé le vent. Les peuples leur offrent la tempête. Une tempête globale, citoyenne et non-violente.
C’est à Melbourne qu’a commencé la journée. Sur une place du centre ville, ils étaient plus d’un millier, réunis pour revendiquer une démocratie véritable, selon les mots de Nick Carson, un membre d’Occupymelbourne.org. Les gens ne veulent pas que les grandes entreprises influencent leurs représentants politiques. Ils veulent que ces derniers soient comptables de leurs actes. Ils veulent être bien représentés.
En Allemagne, c’est à Francfort que les Indignés avaient choisi de défiler , le cortège, après avoir marché dans les rues de la ville, s’est rendu devant le siège de la Banque centrale européenne. Mario Draghi, fort de son titre de futur directeur de la BCE, s’est fendu d’une déclaration qui devrait présager de lendemains qui chantent s’ils écoutaient le peuple : « Les jeunes ont raison d’être indignés. Ils sont en colère contre le monde de la finance. Je les comprends. » Mais sans doute préfère-t-il les sourires des banquiers, à la grogne des peuples.
A Berlin aussi on s’est mobilisés. Au départ d’Alexanderplatz, les manifestants étaient plusieurs milliers à réclamer le changement au son de l’hymne des Indignés new-yorkais, « We are the 99% ».
A Rome, où 100 000 italiens s’étaient déplacés, la manifestation a malheureusement violemment dégénérée. Après Athènes ou Londres, l’Italie, frappée de plein fouet par l’austérité, témoigne de son exaspération. Il s’agit bien sûr d’actes minoritaires, mais ils témoignent d’une rage grandissante chez certains.
En Belgique, un cortège de 7 000 personnes a défilé dans les rues de Bruxelles. Ils ont placardé des affiches sur les distributeurs de banques, organisé une ronde devant Euroclear, banque qui va supprimer au moins 500 emplois sur 2.400 dans les cinq ans en Belgique. Ils ont ensuite organisé un sitting place de Brouckère. Le point d’orgue de la manifestation a eu lieu devant la Bourse de Bruxelles où les indignés ont effectué un lancer de chaussures.
Quelques jours plus tôt, le 12 octobre, lors d’une action dans une banque avec d’autres indignés, une jeune femme a été frappée au visage par un policier alors qu’elle se trouvait assise au sol, menotée, les mains dans le dos.
A Londres, c’est évidemment à la City qu’était le point de ralliement. Très encadrés par la police, les manifestants se sont retrouvés pour des prises de paroles publiques.
En Espagne, c’est à Madrid que la foule a été la plus importante. Point culminant de cette mobilisation, le soir à la Puerta del Sol, où un demi-million d’Indignados se sont retrouvés pour écouter le 9è symphonie de Beethoven, l’hymne de l’Union européenne.
A Barcelone, les autorités ont recensé pas moins de 60.000 personnes.
Au Portugal, où l’on se mobilise déjà depuis plusieurs mois, ils étaient 50 000 à Lisbonne et 20 000 à Porto.
Enfin à Paris, la mobilisation peine toujours à s’installer sur une place symbolique. Malgré les centaines de personnes présentes hier, aucun campement n’a pu être établi. Après de nombreuses tentatives chaque fois repoussées par les forces de l’ordre, cette journée du 15 octobre 2011 n’aura donc pas permis aux Indignés français de planter les tentes devant la mairie de Paris. Le prochain pari pour eux est de s’installer à la Défense et d’occuper symboliquement les grands ensembles à l’ouest de Paris. Rendez-vous est pris pour le 05 novembre.


Lundi 17 Octobre 2011
Lu 296 fois