Baisse des retraites, pas pour tous le monde!

Baisse des retraites, pas pour tous le monde!
Après la réforme des retraites, certains n'ont pas à se faire de souci !
Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille deux petites nouvelles au sein de son conseil d'administration :
- Mme Bernadette Chirac, femme de l’ancien président de la République, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde (!), est nommée au conseil d'administration de LVMH.
- Mme Florence Woerth, femme de l’ancien ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la société Hermès, filiale de LVMH.
Gageons que ces nominations assureront à leurs maris une partie de leur retraite et ne les obligeront pas à travailler jusqu'à 63 ans.
Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Betancourt, 1ére fortune de France !!!
Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail !
Ainsi, Mme Chirac recevra 650 000 Euros par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 Euros !
Calmez-vous ! Tout est en règle, tout est légal. C'est simplement la vie normale de gens qui "se lèvent tôt" et qui "travaillent plus pour gagner plus"
Et puis, c'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!



Le modèle allemand!

Le modèle allemand!


De 1788 à 2012!

De 1788 à 2012!



Toujours la retraite!

Toujours la retraite!

Toujours la retraite!



2012 Le Front de Gauche

2012 Le Front de Gauche

2012 Le Front de Gauche


Orthographe

Il se peut que dans ce blog, il y ait des fautes d'orthographes!!!! je m'en excuse mais........

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Colloque: La coopération décentralisée et le développement de l’Autre .


J’ai présidé ce colloque. Plus de 200 personnes ont dialogué toute la journée de samedi à la faculté d’Evry.



Colloque: La coopération décentralisée et le développement de l’Autre .
Michel Berson, le Président du Conseil Général, a lancé les travaux le matin, il a terminé son intervention en disant : « Avec la coopération décentralisée, nous voulons à notre niveau, avec nos moyens, donner corps à cette belle idée que l’humanité partage un même destin et que ce qui se passe ailleurs, ce qui se passe chez l’Autre, a de l’importance pour nous, et inversement.

En somme, la coopération doit être placée sous le double symbole de la solidarité et de la connaissance. Et pour détourner ce message que nous a transmis le philosophe Socrate « connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les Dieux » j’aimerais conclure par connais l’Autre pour te connaître toi-même »
Trois tables rondes ont rythmé la journée : De nombreuses personnalités sont intervenues : Jacques Reiller, le Préfet de l’Essonne, des responsables du ministère des affaires étrangères, l’ambassadeur du Burkina Faso, et de nombreux militants associatifs de l’Essonne, et Emile Mallet, le directeur de la revue Passages, avec qui nous avons co-organisé ce colloque.

Nous publierons les actes du colloque dans la revue passages, je tenais à publier içi l’essentiel de mon intervention

La Terre est un village, le stade actuel de développement du capitalisme, qui cherche à marchandiser la totalité des activités humaines, propose un « modèle » de société d'un libéralisme économique absolu, qui vise donc à ce que ne subsiste que les communautés de base, le communautarisme religieux ou ethniques comme organisation idéologique et les multinationales « libres » de prospérer sans contraintes. Les gouvernements des grandes puissances n'étant que les représentants de commerce et les agents de sécurité de ces grandes sociétés.
Les structures et les Etats qui cherchent à « protéger » leurs citoyens sont donc vécus comme des obstacles ! D'ou une « décentralisation » imposée par les bailleurs de fond dans les pays en développement, notamment en Afrique.
Les classes dominantes, malgré la crise actuelle et sa gravité, ne cherchent pas à changer de système, mais à corriger, à la marge, ses plus criantes « imperfections ».
Dans ce contexte, marqué également en France par la paupérisation de l'Etat et donc son désengagement notamment de la coopération, à quoi sert la coopération décentralisée, qu'elle est sa place et son rôle ?
Comment peut-elle être au service d’un projet politique de libération de l’homme et de renforcement de la paix ?

1) renforcer la société civile et la légitimité démocratiques des interlocuteurs.
Le respect des représentations représentatives locales est une obligation. Les institutions démocratiques sont fragiles et les pouvoirs locaux aussi. Il ne s’agit pas de les ignorer, de les discréditer aux yeux des populations, voire de les déstabiliser. La formation des nouveaux élus peut d’ailleurs être organisée. Le processus de décentralisation que de nombreux Etats africains ont mis en place, déléguer les pouvoirs sans déléguer les ressources, risque non seulement de déstabiliser les autorités nationales, notamment lorsque les administrations et les budgets ont été laminés par la charge de la dette et les exigences inouïes de la Banque mondiale, mais également d’encourager une compétition délétère entre les collectivités et les élus locaux pour gagner la course aux subventions. Un moyen sûr d’y pallier : l’appui à la mise en synergie des territoires en favorisant les transferts « suds/suds », à l’avènement d’instances de collaboration entre acteurs publics mais aussi privés pour qu’à terme ils revendiquent l’organisation et gestion collectives.
Les collectivités territoriales françaises doivent dans leurs coopérations institutionnelles s’engager dans l’appui à la gouvernance et au renforcement des capacités des collectivités territoriales ainsi que dans la reconnaissance de leur rôle par les acteurs privés (ONGs, associations locales, entreprises…) permettant ainsi de légitimer le pouvoir local et d’améliorer sa capacité d’investissement et de mise en place de services publics de qualité. La fiscalité locale et le potentiel fiscal en sont ainsi renforcés ; une coresponsabilité des acteurs dans un processus de développement à long terme s’engage, s’appuyant idéalement sur une vision stratégique et politique du territoire.
2) S’assurer de la viabilité, de la pérennité et de l’autonomie des projets
Il ne s’agit pas de se substituer à la défaillance des Etats en place. On peut financer l’investissement de départ, l’accumulation primitive du capital, mais jamais le fonctionnement. Ainsi, construire des écoles ou des dispensaires de santé à condition que les pouvoirs en place paient les professeurs ou les médecins pour exercer dedans et sous réserve d’avoir identifié les programmes préexistants. En matière de viabilité, il faut s’assurer du long terme et de l’appropriation par les populations des techniques utilisées. Les transferts de savoir doivent donc accompagner les transferts de technologie, intégrer également la question du devenir de ces techniques. Si nous ne voulons pas que les pays en développement continuent d’être la poubelle de l’Europe/du monde occidental, nous devons intégrer cette question du long terme dans nos projets.
3) L’échange au cœur de nos pratiques
La possibilité d’une réciprocité dans les échanges doit être au cœur de la coopération. La supériorité financière ne confère pas une autorité morale supérieure. Notre modèle de développement n’est pas exportable. Certaines de ses caractéristiques sont intéressantes, d’autres le sont moins. Et seule la discussion entre égaux, la relation entre partenaires permet d’identifier ce qui est à prendre de ce qui ne l’est pas et d’adapter les solutions aux réalités locales. Les collectivités dans leurs relations institutionnelles doivent arrêter l’aide au développement mais se positionner sur le champ du politique : bon nombre d’élus locaux une fois en Afrique laissent parler l’affect et les réflexes charitables en oubliant leur cadre de pensée idéologique.
4) le développement durable au centre des coopérations
Interrogeons les impacts sociaux et environnementaux de chacun des projets de développement financés. Impacts environnementaux : lorsqu’une association propose de financer des canaux pour irriguer des cultures de maïs en Afrique subsaharienne, posons d’abord la question de l’existence de plantes endogènes, moins consommatrices en eau, qui pourraient lui être substituées. Impact social : lorsqu’un projet d’école est décidé, encourageons la mise en place de latrines et l’arrivée d’eau pour que les filles puissent y venir. Et progressivement, orientons les projets pour qu’ils répondent aux trois exigences de développement, de progrès social et de protection de l’environnement. Les solutions mises en place ressemblent alors rarement à celles utilisées au Nord !
Le développement durable induit que soient revisitées les priorités de la coopération internationale au sens où des modes de productions et de consommations viables restent à définir dans une organisation mondiale qui se libéralise toujours plus.
5) la coopération territoriale, un lien idéal entre développement local durable et mondialisation
Située à la « croisée des chemins », la coopération décentralisée relève d’une conjugaison entre l’international et un mode d’organisation territorial, la décentralisation. La coopération décentralisée offre l’opportunité de « penser global et d’agir local » sur l’ensemble des thématiques qui préoccupent les territoires.
Ainsi les collectivités territoriales se doivent de ne pas se limiter aux relations institutionnelles mais doivent organiser les acteurs engagés dans ce secteur pour qu’ils revoient en profondeur leurs pratiques afin qu’ils participent à l’objectif politique poursuivis par les élus locaux et d’autre part permettre les autres se mobilisent pour l’avènement d’une mondialisation mettant l’humain au centre des préoccupations. Un Etat français de gauche devra orienter l’action internationale des collectivités dans cette voie.
6) Restons modeste (bien qu’ambitieux !)
Il faut relativiser l’importance de l’action des collectivités locales et des associations dans la construction d’un nouveau mode de développement durable, il faut jouer les effets leviers et le travail de pédagogie. Les sommes et les projets que nous pouvons financer sont sans commune mesure avec ce que peuvent débloquer les institutions internationales, les Etats, les grandes entreprises ou certaines ONG. Un développement durable ne pourra pas être atteint dans le système actuel qui, avec la Banque mondiale, le FMI et l’OMC, place les droits humains, sociaux et environnementaux en dessous de la sacro-sainte liberté du commerce. De même, il faut réaffirmer l’importance du rôle des Etats dans la planification du long terme, et l’importance pour eux de garder la maîtrise de leurs ressources naturelles et de leurs programmes socio-économiques. Le développement du nouveau capitalisme « vert », sous couvert de développement durable, va continuer de piller l’Afrique et interdire aux Etats de prendre en main la gestion de leurs biens communs.
Cela dit, la coopération décentralisée permet de travailler avec beaucoup d’associations, souvent présidées par des migrants mais pas toujours, et de réfléchir avec elles, à notre modeste échelle, au mode de développement que nous proposons, en essayant d’inventer des solutions astucieuses, qui replacent l’humain au cœur des projets et se soucient du long terme. Ce sont des petits projets, mais ils contribuent tout autant à l’éducation des populations du Nord qu’à celles du Sud, ils construisent la fraternité dans les rapports et apportent, à leur échelle, une contribution concrète à la construction de la paix dans le monde, toujours en de


Mardi 23 Juin 2009