Ce débat a eu lieu dans un climat d’incertitudes du à la politique du pouvoir.
Sarkozy poursuit méthodiquement la destruction des contre pouvoirs locaux, départements et régions, et la marchandisation générale de toutes les activités humaines.
Pour cela il prive les collectivités locales de leurs ressources et de leur compétence.
La dette de l’état s’aggrave, la dette de l’Etat représentait au 3ème trimestre 2009, 1269 milliards d’euros (87% de la dette publique) et celle des collectivités locales seulement 141 milliards d’euros, soit moins de 10% de la dette publique alors qu’elles réalisent 73% de l’investissement public.
La politique de Sarkozy endette la France et il cherche des boucs émissaires.
- le paquet fiscal représente 35 milliards d’euros de cadeaux aux ménages les plus riches
- l’exonération de la TP représente 15 milliards d’euros de cadeaux au MEDEF que le budget va devoir compenser.
- la baisse de la TVA dans la restauration représente 5 milliards d’euros pour des prix qui n’ont pas baissé et des emplois qui n’ont pas été créés.
Sans parler du scandale révélé par la Cour des Comptes sur des niches fiscales qui perdurent et qui représentent 70 milliards d’euros.
Nous cumulons désormais près de 100 millions d’euros de transferts non compensés, dont 60 millions d’euros pour le seul RMI/RSA ! La Chambre Régionale des Comptes d’Ile-de-France reconnaît officiellement, dans un rapport qu’elle vient de remettre, une dette de l’Etat envers le département de 9 a 10M€ par an sur le RSA non compensés
Nous avons donc décidé, comme d’autres départements qui ont déjà, pour certains, obtenu gain de cause d’engager les procédures gracieuses et contentieuses devant le conseil d’Etat pour obtenir réparation. Nous l’avons fait pour un montant de 60 millions sur le RMI/RSA et nous avons également engagé un recours sur la protection de l’enfance, domaine dans lequel la créance de l’Etat représente 3M€ pour les trois années écoulées.
Avec la majorité de gauche en Essonne nous prenons nos responsabilités conformément à ce que nous avons dit aux Essonniens à travers les débats que nous avons organisés ces derniers moins en les assurant que nous ne voulions pas leur faire payer les difficultés, ni en réduisant le service public ni en leur faisant payer la note
En 2010, il nous faudra impérativement poursuivre dans la même direction. Il s’agit d’affronter la diminution de nos ressources sans entrer dans une logique de démantèlement et de réduction du service public départemental qui serait contre-productive et injuste. Nous voulons continuer à être un bouclier social pour les Essonniens.
Pour 2010, nous nous fixons trois objectifs :
Premier objectif, mieux répondre aux besoins des Essonniennes et des Essonniens. Le monde change, la vie change, le service public doit changer. Car pour être fidèle à son inspiration, à sa tradition, à son ambition, au service de ses habitants et du territoire, le service public départemental doit sans cesse innover, se réinventer, s’adapter aux nouvelles réalités.
Deuxième objectif, préparer l’après-crise et participer à l’émergence du monde nouveau qui est si indispensable. Ce monde nouveau doit répondre à l’impératif du développement durable. Il doit concilier protection de notre environnement, justice sociale et efficacité économique. Notre service public départemental dispose dans ce domaine d’atouts et d’une expérience incomparable, notamment au travers de l’Agenda 21 de l’Essonne dont la clef de voûte est le Conseil général.
Troisième objectif, faire face aux contraintes financières sans précédent que le Gouvernement fait peser sur les départements.
Nos priorités pour 2010 en découlent.
Notre première priorité est de continuer à incarner le bouclier social, en restant solidaires des Essonniens. Nous prendrons d’abord nos responsabilités face au défi du vieillissement de la population, afin de permettre au plus grand nombre de rester autonome. Nous allons créer pour cela un réseau d’établissements publics pour personnes âgées et dépendantes. Nous nous y sommes engagés, et nous sommes plus que jamais déterminés à améliorer la prise en charge des publics fragilisés. Nous interviendrons aussi auprès des exclus du système bancaire, en leur offrant, pour la première fois, la possibilité de bénéficier d’un microcrédit personnel afin de mener à bien leurs projets.
Sur la jeunesse et l’éducation, qui sont nos priorités depuis déjà longtemps, nous entendons continuer à développer les collèges numériques bien sûr, mais nous irons plus loin, avec l’ouverture d’une 3eme école de la deuxième chance dans le Sud-Essonne, et avec le lancement d’une consultation des jeunes et des acteurs de la jeunesse dans le courant de l’année. Car nous pensons que soutenir la jeunesse c’est soutenir l’avenir.
Un piège nous est tendu par le pouvoir : c’est celui d’opposer les citoyens et les collectivités entre eux, de tourner la colère légitime des premiers vers les secondes, alors qu’ils sont l’un et l’autre d’abord victimes de la situation des finances publiques.
Non seulement nous ferons tout pour l’éviter mais nous allons redoubler d’initiatives pour nouer un véritable pacte entre les Essonniens et le Département au service de la justice et du progrès.
La majorité de Gauche résiste et organise la résistance !