Le collectif dénonce les effets catastrophiques qu’aura la mise en oeuvre du budget 2011 pour l’Éducation nationale. D’ores et déjà, compte tenu du résultat prévisible du vote, les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des conséquences de ce budget, le 22 janvier 2011.
Le budget 2011prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.
En Essonne, dans le premier degré, après avoir supprimé de nombreux postes en RASED ces dernières années, après une rentrée catastrophique, l’Académie de Versailles perdra à nouveau 120 postes à la rentrée prochaine. Dans le second degré – collège et lycée – la rentrée s’annonce très difficile : l’Académie de Versailles perdra 493 postes d’enseignants. Seront touchés, principalement, d’après le Recteur, les lycées
professionnels, les lycées technologiques, et les collèges de l’Education Prioritaire. A l’université, les aides sociales dévolues aux étudiants sont encore en diminution. Quant aux personnels administratifs, ils perdront 25 postes. En même temps, les réformes négatives s’accumulent : ainsi, la catastrophique réforme de la formation des enseignants continue de faire des ravages : la réalité que vivent les stagiaires et leur mobilisation depuis la rentrée apportent la preuve que cette réforme est désastreux pour l’avenir des métiers de l’enseignement et du système éducatif ; d’ailleurs les postes aux concours trouvent de moins en moins de candidats.
Le collectif appelle donc lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier qui prendra des formes variées dans les
départements (manifestations, rassemblements, débats). Cette première étape sera, n’en doutons pas, prolongée par d’autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.
Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes… Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !
Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux
inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.