La réforme soi-disant définitive sur les retraites n’a tenu que trois jours ! Applicable au 1er juillet, cette réforme devait assurer le financement de notre régime de retraites jusqu'en 2020. 3 jours après la promulgation de la reforme le conseil d'orientation des retraites annonce que cette reforme qui était censée tout régler, finalement ne règlera rien.
On voit donc que la reforme des retraites n'était absolument pas financée.
Le 4 juillet, le gouvernement vient d'annoncer un nouvel allongement de la durée de cotisation !
La droite impose donc aux Français une double injustice: travailler plus longtemps, au moins jusqu'à 62 ans, mais aussi cotiser plus longtemps pendant 41,5 ans.
La reforme Sarkozy, Fillon Woerth a comme conséquence de faire payer 41 annuités et 3 mois de cotisations à tout le monde mais pour toutes les générations après 1955, ce sera donc 166 trimestres et pas 165 trimestres
Ce système a comme conséquence tous les ans de faire réévaluer les conditions dans lesquelles tous les français cotisent pour financer la répartition c'est une nouvelle importante grave. Si nous n’abrogeons pas cette réforme, que nous n’en remettons pas en cause la logique, cette réforme des retraites sera une des plus dure pour les salariés de toute l’Europe. Cela nous confirme dans notre conviction que cette réforme est mauvaise. Cela confirme que les 70% de Français opposés à cette réforme avaient raison de se mobiliser. Ils ont eu raison de battre le pavé contre cette reforme qu'ils paieront pour l'essentiel demain pour la répartition quand les revenus du capital en seront exonérés.
Il faut remettre en cause le principe de cette reforme et rééquilibrer le financement du système par répartition par la mise en œuvre de nouveaux prélèvements sur les revenus du capital.
En refusant obstinément de mettre à contribution les revenus du capital pour le financement de la protection sociale, la droite choisit d'alourdir le fardeau des salariés, notamment des plus fragiles.
Alors que le chômage des plus de 55 ans ne cesse d'augmenter, le durcissement des conditions de départ en retraite va se traduire par la baisse du niveau des pensions et la précarisation des retraites.
Le gouvernement a d'abord refusé de tenir compte de la pénibilité du travail, qu'il assimile à l'invalidité. Il démontre une fois de plus qu'en matière de réforme, il privilégie systématiquement de fragiliser les plus modestes.
La droite veut réduire le montant des retraites pour favoriser les assurances privées. Le système de retraite par répartition est viable à partir de ressources provenant des profits et de la spéculation financière.