INVITATION 'Réinventer la gauche'

INVITATION 'Réinventer la gauche'
J'ai signé pour la première étape du congrès du PS la contribution dont le premier signataire est Jean Luc Melenchon. C'est un appel au rassemblement pour empêcher la mutation définitive du PS en parti démocrate, car nous estimons que ce serait en France un désastre pour toute la gauche.
En quelques pages, nous avons choisi d'aller à l'essentiel, sans ruses ni détours. Notre propos se concentre sur les questions qui distinguent la ligne socialiste et la ligne démocrate : l'Europe, le partage des richesses, le rôle de l'Etat, la refondation républicaine de la France, les alliances. C'est sur ces points essentiels que nous voulons faire porter un débat socialiste dépipolisé et repolitisé. Ce sont ces idées fortes qui rassemblent à la fois la gauche du PS et la gauche dans la société. Ce sont donc des traits d'union que nous vous proposons de poser ensemble.
Elle sera présentée aux socialistes de l'Essonne, le jeudi 3 juillet à 19h30 à la Communauté d'agglomérations des Lacs de l'Essonne 52 avenue du Président Kennedy à Viry-Chatillon



Hommage a Salvador Allende, pour le centenaire de sa naissance

le Chili a eu un Président socialiste qui a été renversé le 11 septembre 1971 par un coup d'état organisé par la CIA et la droite chilienne.

Hommage a Salvador Allende, pour le centenaire de sa naissance


le 15 juin les Vigneusiens manifestaient

le 15 juin les Vigneusiens manifestaient
Succès de la manifestation du 15 juin. 200 vigneusiennes et vigneusiens ont protesté contre la politique du gouvernement et de son ministre Darcos.


Mai 1908

Mai 1908
Clémenceau réprime les grévistes de Draveil-Vigneux

Mai 1908


Voyages, cultures : au conseil municipal nous défendons l'égalité et la solidarité entre les ainés

Voyages, cultures : au conseil municipal nous défendons l'égalité et la solidarité entre les ainés
Avec mes collègues du groupe de la gauche unie et des écologistes, en tant qu'élus au Conseil Municipal de Vigneux depuis mars 2008, nous pensons qu'il est du devoir de la ville permettre à tous les seniors de participer à des activités de loisirs, des voyages. La retraite ne doit pas être synonyme de «repli sur soi». Au contraire, nous considérons que c'est le moment attendu de découvrir d'autres horizons, de développer la convivialité.

lettre_aux_ainés.pdf lettre aux seniors.pdf  (381.14 KB)


Retraites : ce que proposent les socialistes


La loi Fillon de 2003 a échoué. Elle n'a rien réglé sur le plan social. Elle n'a pas évité le déséquilibre financier puisque le premier déficit date de 2004, pour atteindre près de 5 milliards d'euros en 2007.



Retraites : ce que proposent les socialistes
La déconvenue de la réforme Fillon de 2003 s'explique par la contre-performance économique de la droite depuis 6 ans. Le pari de la croissance et du pouvoir d'achat n'est pas au rendez-vous. Le pouvoir d'achat des retraites devient la question centrale ; 6 millions de personnes âgées vivent avec des pensions largement inférieures au Smic. 1 million de personnes retraitées connaissent la pauvreté. 620 000 relèvent du minimum vieillesse. On ne peut pas maintenir durablement des millions d'hommes et de femmes de plus de 60 ans au terme de leur activité professionnelle sous le niveau du Smic ou pire sous le seuil de pauvreté.
La baisse du taux de remplacement, liée à la précarité salariale, génère un risque de fragilisation des mécanismes solidaires de retraite. La Loi Fillon de 2003 se révèle particulièrement dangereuse et perverse, puisqu'elle sape les fondements mêmes de la confiance, notamment des jeunes générations, dans le système par répartition.
Nous souhaitons une véritable négociation avec les partenaires sociaux, pour faire aboutir une vraie réforme des retraites. Les partenaires sociaux ne peuvent être des alibis. Ils doivent être respectés et entendus à l'occasion d'une authentique négociation collective.
Nous sommes plus que jamais favorables au maintien et donc à l'amélioration d'un système de retraite par répartition solidaire, universel, fondée sur une démarche intergénérationnelle, juste et efficace, et une politique dynamique de l'emploi durable et correctement rémunéré.
Nous voulons une réforme qui permette l'amélioration pérenne du pouvoir d'achat de tous les retraités et d'abord des petites retraites, en particulier par la mise au point négociée d'un mécanisme à la fois actualisé et annualisé sur le taux réel de l'inflation. C'est une question de confiance et de justice.
La loi Fillon n'a pas tenu ses engagements sur trois autres points essentiels : le recul de la précarité salariale n'est pas au rendez-vous. L'amélioration du taux d'activité des salariés âgés de 55 à 60 ans n'a pas eu lieu. La question de la pénibilité des métiers et son corollaire, la profonde inégalité d'espérance de vie à 60 ans n'est pas traitée. Aussi, nous récusons, en l'état actuel, tout allongement de la durée de cotisations qui réduirait encore davantage la proportion des salariés parvenant dans l'avenir, à une retraite à taux plein et donc le taux de remplacement moyen, sans procurer de recettes supplémentaires pour le régime de base.
Alors que l'âge moyen de cessation d'activité ne dépasse pas 58 ans et 8 mois et que plus de 60 % des salariés de plus de 55 ans sont évincés du marché du travail, nous souhaitons :
- Le maintien d'une durée de cotisation de 40 ans
- L'amélioration sensible du taux d'activité des plus de 50 ans
- La préservation de l'accès à la retraite à 60 ans, conquête sociale majeure pour des millions de salariés. Il en va de la sauvegarde du niveau des pensions.
- La poursuite active des négociations sur la question de la pénibilité des métiers conformément aux engagements de la Loi Fillon. En cas d'échec de ces négociations, nous engagerions des consultations nécessaires avec les organisations syndicales.
- La proratisation du nombre d'années de référence pour le calcul des pensions en fonction du nombre d'annuités pleines pour les carrières incomplètes.
En termes de financement, nous préconisons :
Le réabondement régulier du fonds de réserve, à travers la rétrocession par l'État d'une partie des dividendes des entreprises publiques, et le versement du produit des pénalités financières exigées des entreprises qui ne jouent pas le jeu de l'emploi des seniors. Le fonds de réserve des retraites fait partie du contrat social. Son renforcement est indispensable. Il pourrait l'être en particulier à travers les cessions d'actifs de l'État et des cessions du patrimoine immobilier de l'État.
-La sollicitation des revenus financiers et des niches sociales dans le financement des retraites, ce qui peut dégager au moins 3 milliards.
-L'analyse critique du montant des exonérations des cotisations sociales, et le remboursement scrupuleux des sommes dûes par l'Etat au régime général ; le seul remboursement régulier représente un gain potentiel de 3 milliards.
-L'annulation d'une partie du paquet fiscal, notamment celle relative à l'exonération des grosses successions pour un montant de 2 milliards environ.
-Un transfert éventuel d'un ou deux points de cotisation Unedic sur l'assurance vieillesse.

Le Parti socialiste milite pour une réforme négociée des retraites, fondée sur la justice sociale, la solidarité intergénérationnelle, et la confiance retrouvée des générations actuelles de quadra et quinquagénaires. Il en va du contenu et de l'authenticité de notre contrat social.


Dimanche 04 Mai 2008
Patrice FINEL

Envoyer à un ami


Autres articles d'actualité

|1| >>