Depuis quelques semaines, la droite départementale cherche à instrumentaliser les parents
d’élèves et la communauté éducative au sujet de la réforme des transports scolaires.
Par la loi du 13 août 2004, relative aux libertés et responsabilités locales, le gouvernement Raffarin a
en effet transféré la compétence d’organisation et de financement des transports scolaires au
Syndicat des transports d’Île-de-france (STIF).
L’application de cette loi -faut-il le rappeler, adoptée par un gouvernement UMP-, induit
notamment le risque d’une hausse très élevée des tarifs des transports scolaires pour les
familles essonniennes à la rentrée 2011.
Le Conseil général de l’Essonne, de par son rôle de bouclier social, s’est donc emparé de cette
question dès le mois d’octobre dernier et a créé un groupe de travail afin de trouver une solution
collectivement viable et supportable pour tous.
le Conseil général a décidé de prendre en charge le surcoût occasionné et ainsi de prémunir les familles essonniennes de la hausse prévisible des tarifs.
Face à un gouvernement UMP qui adopte de nouvelles réglementations pénalisantes pour les
familles, et face à une droite départementale qui tente d’instrumentaliser les faits pour mieux se
déculpabiliser et s’exonérer d’un vote politicien, le Conseil général de l’Essonne demeure fidèle à ses
responsabilités et à ses valeurs de solidarité et de justice sociale.
De plus, alors que le Département de l’Essonne n’a de cesse de dénoncer depuis des années
les transferts de charge non compensés par l’État et les conséquences désastreuses d’une
telle politique, le Conseil général invite la droite départementale à rejoindre cette mobilisation
contre les transferts qui lèsent et obèrent les finances départementales.