Le blog de Patrice Finel2
Ils ont essayé de nous enterrer. Ils ne savaient pas que nous étions des graines (proverbe mexicain)

Je signe pour la 6éme République


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Leçon de Grec : c’est au peuple de décider

Leçon de Grec : c’est au peuple de décider
En décidant de convoquer un référendum, le gouvernement d’Alexis Tsipras vient de donner une leçon de démocratie à toute l’Europe. Malgré des propositions concrètes du côté d’Athènes, l’ultimatum posé par l’Union Européenne a en effet pour unique but d’humilier et déshonorer le gouvernement de Syriza et de dissuader tout peuple de résister.

Le premier ministre Alexis Tsipras tient ainsi ses engagements de respect de la souveraineté populaire. Il montre qu’il n’y a pas de fatalité à se soumettre sans résistance aux diktats des politiques austéritaires imposées par la troïka contrairement au précédent gouvernement de droite.

Il tranche avec la soumission dont a fait preuve le gouvernement français et François Hollande. Où était, cette semaine, le soutien à Tsipras que nous avait promis François Hollande ?

Le Parti de Gauche salue cette décision courageuse et appelle au soutien et à la solidarité avec le peuple grec, le gouvernement grec et son premier ministre Alexis Tsipras.



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Valls, le danger pour la démocratie

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Continuons à soutenir la Grèce

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Vive l'avenir!

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Chanson de 1985 malheureusement actuelle!

Jean Ferrat: La porte est à droite.
A ecouter: http://youtu.be/qPBfqvUWY2g


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Orthographe

Il se peut que dans ce blog, il y ait des fautes d'orthographes!!!! je m'en excuse mais........

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En Grèce, un roseau qui ne plie pas




En Grèce, un roseau qui ne plie pas
En Grèce se joue un bras de fer très politique. Les dirigeants européens ne veulent pas admettre que l’on puisse penser que la troïka s’est trompée et que les souffrances infligées au peuple grec l’ont été en pure perte. Ils exigent la poursuite de l’austérité comme seule politique possible c’est-à-dire un désaveu public du Premier ministre grec, Alexis Tsipras tout frais sorti des urnes pour incarner justement une alternative aux politiques d’austérité. Quelle honte que la France joigne sa voix à ce concert lamentable, par l’intermédiaire de Michel Sapin au sommet européen des ministres des finances !
Face à la meute des eurocrates déchaînés, le ministre grec des finances tient bon. Yanis Varoufakis a derrière lui un ouvrage sur la dette américaine qui doit l’aider à tenir. Il y aurait pourtant à affronter les banques affaiblies par le « swissleaks ». Mais il faudrait nettoyer le sommet de l’Etat comme l’a montré l’affaire Pérol ou la nomination de Macron. La consanguinité est bien établie.
Faisons un exercice. Additionnons « swissleaks » et « luxleaks » qui a révélé l’ampleur des accords passés entre le Luxembourg de Juncker et les multinationales pour échapper à l’impôt. Les coûts engendrés par la fraude fiscale sont supérieurs à la totalité de la dette grecque. C’est là que se trouve la solution au problème de la zone euro. Le poids des banques, et plus généralement le pouvoir de la finance, concentre le problème. Qui va l’emporter entre la conception d’une démocratie vivante et celle d’un débiteur comme les autres ?
Un premier succès pour nos amis Grecs, voila l'intervention d'Alexis Tsipras après la réunion de l'Eurogroup:
i[La Grèce a obtenu hier dans le cadre de ses négociations un succès considérable en Europe. Au cours d’une négociation dure et difficile, – et peut-être première véritable négociation – nous avons fixé des objectifs, nous avons tenu un discours cohérent, nous avons fait preuve de détermination mais aussi de flexibilité, pour atteindre enfin notre objectif principal. Je souhaite tout d’abord remercier de tout mon cœur chacun d’entre vous, grecques et grecs, pour votre grand soutien au gouvernement. Ce [soutien] était l’aide la plus décisive, la plus puissante arme de négociation.

Avec cet appui inégalable, nous avons remporté hier une bataille, mais pas la guerre. Les difficultés, les vraies difficultés, et non seulement celles qui s’attachent à la négociation et aux relations avec nos partenaires, se trouvent devant nous.

Il y a une vingtaine de jours, nous avons reçu un pays au bord du gouffre, avec des caisses vides et une pénurie de liquidités. Avec en outre, le piège d’un calendrier serré tendu par certains milieux, qui planifiaient une parenthèse anti-mémorandaire en méprisant l’impact de leurs plans sur l’économie réelle déjà en difficulté, et sur notre pays exsangue par les mémorandums.

Hier, nous avons annulé leurs plans. Nous avons évité l’asphyxie économique de la Grèce planifiée pour le 28 Février par les forces conservatrices et myopes de l’intérieur et de l’extérieur du pays. Nous avons maintenu la Grèce débout et digne.

Et nous avons prouvé que l’Europe constitue un lieu de négociations et de compromis réciproques possibles et non pas un espace d’écrasement, de soumission et de répression aveugle. Et dans ce sens, peut-être la journée d’ hier est plus importante pour l’Europe que pour la Grèce elle-même.

La déclaration commune de l’Eurogroupe d’hier, est essentiellement un accord-cadre qui crée un pont entre la période mémorandaire et notre propre plan de croissance. C’est un accord qui annule en fait les engagements du gouvernement précédent concernant la baisse des salaires et des pensions, les licenciements dans le public, l’augmentation de la TVA sur les produits alimentaires, les produits pharmaceutiques et les infrastructures touristiques.

Il annule dans la pratique l’austérité et les mécanismes de son application, tels que les excédents primaires irréalistes et déflationnistes. Il crée le cadre institutionnel pour la mise en œuvre des réformes progressistes nécessaires concernant la lutte contre la corruption et l’évasion fiscale, la réforme de l’État, mais aussi la fin de la crise humanitaire, qui est notre devoir primordial.

Grecques et Grecs, En si peu de temps, nous avons réalisé beaucoup de choses. Mais nous avons encore un chemin long et difficile à parcourir. Le peuple grec le sait. Il a, par ailleurs, un gouvernement qui lui dira toujours la vérité. Parce que notre seule force est son soutien et sa confiance.

Hier donc, nous avons franchi une étape décisive, laissant derrière nous l’austérité, les mémorandums et la troïka. Une étape décisive pour changer l’orientation de l’euro zone.

La négociation, cependant, ne s’est pas terminée hier. La négociation entre maintenant dans une nouvelle phase, plus essentielle, qui va durer jusqu’à l’accord définitif de passage de la politique désastreuse des mémorandums à celle de la politique de la croissance, de l’emploi et la cohésion sociale.

Dans cette bataille longue et difficile, dans cette négociation cruciale qui va durer jusqu’au mois de Juin, le gouvernement grec ira de l’avant toujours plus déterminé,

ayant comme objectif la restauration de la souveraineté nationale et populaire. Et avec le peuple grec allié et soutien unique mais aussi juge exigeant et strict.

Avec le peuple protagoniste dans le grand effort pour le changement politique et le salut social. Notre lutte commune continue.]i

Dimanche 22 Février 2015
Patrice FINEL
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